Féminisme

Se han colocada en Sol y plantean su posición!

Huelga de hambre

Mujeres en huelga de hambre en Sol. EUROPA PRESS

Madrid, el 28 de febrero

 

Acampadas contra la violencia machista, pertenecientes a la Asociación Ve-la luz manifiestan su determinación sin comer desde hace 20 días, “por un país sin violencia machista”.

El 9 de febrero, 8 mujeres -todas víctimas de violencia doméstica- han empezado una huelga de hambre en La Puerta del Sol en Madrid. Dichas mujeres acampan junto con voluntarios a fin de llamar la atención del Gobierno español sobre la violencia de género. En el inicio de dicho movimiento,a principios de 2017, eran 10 las mujeres muertas por violencia machista y hoy en día, es decir 20 días más tarde, ya se tratan de 19! Son mujeres de cualquier edad tanto de 24 como de 92 años.

Este movimiento iniciado por la asociación Ve-la luz, empezó el mismo día que la subcomisión sobre la violencia de género y sus ponencias en el Congreso. La presidenta de Ve-la luz, Gloria Vásquez, califica de broma esta subcomisión.

Las mujeres de la asociación Ve-la luz, piden, entre otras cosas:

– Que este tipo de agresiones se conviertan en un asunto de Estado.

– La presencia de víctimas en la subcomisión por un Pacto de Estado en materia de Violencia de Género en el Congreso. Si no, “en esta materia los políticos trabajan de oídas« , dice Gloria.

En total son 25 los puntos que las mujeres consideran clave para acabar con esta masacre.

La policía municipal ha multado 3 veces a las manifestantes por instalar una tienda en la plaza, aunque toleran su presencia hasta el 10 de marzo, pero sin carpa. La carpa les permite abrigarse de la lluvia, 4 de las manifestantes han debido abandonar la protesta porque han enfermado por la lluvia y una ha ingresado en el hospital con neumonía.

También las huelguistas han representado el símbolo de paz con zapatos teñidos de rojo y esquelas de mujeres que fueron asesinadas.

Se espera que esta manifestación y los millares de firmas conseguidas generen una movilización del gobierno y cambien las mentalidades. Sabemos que son las leyes las que permiten los cambios en la opinión pública. El compromiso de estas mujeres es emblemático para todas las mujeres del mundo. Muchísimas gracias a ellas.

Gracias a mi amiga Vicky por su ayuda. S.K


Chapeau les femmes !

Le féminisme en marche au propre comme au figuré.

La campagne et l’élection de Donald Trump ont (re-)dynamisé le mouvement féministe aux Etats-Unis, mais aussi au niveau international. Les rues de Washington ont vu un déferlement de bonnets rose au lendemain de l’entrée du 45e Président des Etats-Unis à la Maison Blanche, avec un soutien mondial.

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Cette femme est une bouffée d’air frais ! Nathalie Loiseau, ancienne diplomate, a vécu un peu partout dans le monde. Cela lui a apporté une grande ouverture d’esprit, beaucoup de tolérance, de connaissances et d’éléments de comparaison. Son constat de la place de la femme dans les différentes sociétés qu’elle connait est affligeant… Lecteurs, lectrices je vois d’ici votre représentation des sociétés en question : Afrique, Moyen-Orient… Hep ! Pas si vite… Les Etats-Unis ont un rapport homme-femme, juste hallucinant (l’auteur ne parle pas des pays scandinaves, mais là aussi il y aurait beaucoup à dire). L’Allemagne offre un choix quasi binaire aux épouses : un job ou des enfants et la France dans les hautes sphères du pouvoir est d’un sexisme qui semble d’un autre âge.  Nathalie Loiseau est devenue féministe par nécessité, mais une féministe éclairée, mesurée, sans haine des hommes, sans désir de revanche. Son bon sens et sa parole font beaucoup de bien.

Je sais qu’elle ne comprend pas comment on peut conjuguer féminisme et exposition de sa nudité. Son questionnement m’a permis de formuler ce qui chez moi va de paire (c’est ma façon à moi de m’élever contre la violence et l’assujettissement dont sont victimes les femmes, mais il y en a d’autres) : j’affiche ma nudité et ma sensualité pour déclarer que mon corps et ma sexualité assumés ne font pas de moi une salope, une femme légère ou une décérébrée. J’affirme aussi ma liberté et mon envie que les femmes s’acceptent en tant que femmes et pas seulement en tant que mères. Enfin, je souhaitais créer un espace fait par une femme pour les femmes et les hommes. J’étais lassée des sites pornos faits par des hommes pour les hommes et qui donnent parfois une image dégradée de la sexualité et de la femme. Quand je soulève cette question, certains hommes me répondent : « Nous avons besoin d’images plus percutantes ». Après quatre années d’existence sur la toile, mon constat est le suivant : mes followers sont presque uniquement que des hommes… Alors ?  Il semble qu’on ne soit pas systématiquement obligé de passer par une image trash de la sexualité. Une sexualité épanouie est belle, respectons-là et arrêtons de donner du grain à moudre aux rétrogrades intolérants qui vont interpeller le Pape sous des prétextes fallacieux. Grâce à l’érotisme mon corps et ma tête sont réunis, réconciliés. J’ai trouvé un domaine où je peux enfin être moi et tomber le masque.


« La littérature érotique, c’est une forme de militantisme »

Trouvé sur Rue89, cet article m’a interpellée. En effet, je trouve que le discours des lecteurs d’érotisme rejoint ma propre vision des choses : l’industrie pornographique nuit à la condition féminine.

Marine, Jeanne, Antoine nous racontent pourquoi ils préfèrent la littérature érotique au porno.

« Je me fais défoncer par mon oncle », « le club des nymphes », « maman très chaude, enfants pervers » : bienvenue sur Xstory, où 25 000 récits érotiques se classent en 14 catégories – allant de l’inceste à la zoophilie en passant trash ou voyeur – entre autres.

On peut y lire les aventures de « Jasmine, princesse et salope », pastiche de Disney à ne pas mettre entre toutes les mains, y découvrir « le retour d’Hélène et les garçons » ou encore lire les déboires de Kate, mère de famille batifolant avec son propre fils.

Le vocabulaire n’est pas approuvé par Nadine de Rotschild, et les « prends-moi comme une chienne ! » avoisinent les « Mon père, je ne savais pas que vous pouviez bénir de l’intérieur ! »

Le plus anciens des sites de littérature érotique – qui soufflera ses dix bougies l’an prochain, attire deux millions de visiteurs par mois. Ce score honorable – et équivalent à la population slovène, est réalisé grâce à un lectorat hétéroclite, composé en majorité d’hommes de plus de trente-cinq ans.

L’inceste et le SM

Les histoires sont issues de l’imagination fertile de rédacteurs bénévoles,

« souvent des hommes, du retraité au cadre sup : tous ont une démarche de partage, il ne s’agit pas seulement d’écrire ses fantasmes mais bien plus de satisfaire les lecteurs », analyse Yann Boyer, gérant d’Xstory.

Clé de voûte du site, le forum a une importance cruciale pour les auteurs.

« Ils discutent beaucoup avec les lecteurs, et c’est souvent suite aux réactions que certains se lancent dans des sagas de plusieurs dizaines de chapitres. »

Les modérateurs refusent les histoires mettant en scène les mineurs, les incitations à la haine et le viol.

« Même s’il ne s’agit que de mots sur du papier, on veut rester un site de fantasme sans tabou, mais en respectant la loi », affirme M. Boyer.

« Par exemple, la thématique de l’inceste ou du SM est très appréciée dans le site, mais nous nous assurons que l’histoire raconte toujours un scénario où les personnages sont consentants et ont plus de 18 ans. »

Pourtant, de rapides recherches mettent en évidence des histoires dans lesquelles des jeunes filles de seize ans servent de « pute aux profs » ou subissent des viols de la part de leur propre père.

« J’ai une sexualité classique »

Marine, 25 ans et deux masters, fait partie du quart d’utilisatrices féminines du site. Sa passion pour la littérature érotique est bien antérieure à ses baguenauderies sur le site.

« J’avais un très vif intérêt pour la littérature – ado, je relisais les passages érotiques de certains romans », se souvient-elle en tirant sur une cigarette roulée.

« Ce n’est que vers 15 ans que j’ai découvert les sites d’histoires érotiques, que j’ai préféré au porno : je n’aime pas l’image quand elle touche à la sexualité – à l’exception du Hentai. »

Comme la plupart des utilisateurs d’Xstory, Marine a cerné les catégories d’histoires qui lui correspondent le mieux.

« Ce qui m’intéresse, ce sont des situations où la fille est dominée », explique-t-elle avec un regard malicieux.

« Mes histoires préférées, ce sont des récits extrêmements bien écrits, avec un langage soutenu contrasté par des mots crus ou des insultes. Pourtant, cela ne m’influence pas vraiment : j’ai une sexualité plutôt “classique” avec une légère attirance pour la domination masculine, loin des plans à dix et des scénarios d’inceste que je lis de temps à autres. »

« Le porno est très normé »

« Aujourd’hui, plus personne ne lit : du coup, on peut aisément sortir Opus Pistorum dans un wagon bondé de gamins, pour peu que la couverture ne soit pas trop équivoque », s’amuse Jeanne, soixante ans dont quarante de passion pour la littérature érotique.

« Quand j’étais jeune fille, je me serais fait insulter ! » La sexagénaire se souvient d’un moment gênant : un jour qu’elle prenait l’avion pour le Maroc, le douanier s’est saisi de son exemplaire de la Pharmacienne, roman pornographique culte. « J’ai rougi comme une pucelle », sourit-elle.

« Depuis, j’ai fait ma transition numérique. Comme quoi, tout arrive. »

Pour Antoine, prof de français au lycée ayant tant désiré demeurer anonyme qu’il insistera pour qu’on ne décrive pas même sa voix, la littérature érotique est le champ de tous les possibles.

« Il faut distinguer littérature érotique de gare et la littérature érotique en ligne », expose-t-il d’un ton très professoral.

« Cette dernière va de récits très longs et bien écrits à des torchons vulgaires. Les gens qui se tournent vers le texte, et non vers l’image, savent qu’ils peuvent trouver dans la littérature des fantasmes si extrêmes qu’ils n’oseraient même pas en parler à leurs psys. Transgression sociale – par exemple, une bourgeoise qui se fait honorer par les ouvriers qui travaillent dans sa piscine- zoophilie, inceste, tout est permis. Le porno, très normé, au final, n’offre pas cette liberté. »

« La littérature érotique, c’est du militantisme »

Éternelle étudiante à l’accent traînant et à la mèche sur le côté, Jeanne, la vingtaine tardive, est intarissable sur le sujet.

« Musset – tu vois, ce mec qui a écrit des poésies que tu récitais par coeur en CM2 ? – a écrit un roman fantastique, Gamiani. Tu y lis les péripéties de filles qui crèvent tellement de frustration qu’elles finissent par baiser avec des singes et des ânes. Et comme dans Game of Thrones, à la fin, tout le monde meurt. C’est l’Eros et le Thanatos, c’est l’enfer et le ciel, c’est merveilleux. »

Son choix de s’en tenir au texte plutôt qu’à l’image a quelque chose de politique.

« En rester à la littérature érotique, c’est une forme de militantisme. Les mecs qui se godillent sur xhamster préfèrent ne pas réaliser que les filles qui se font prendre en double par des mecs de deux décimètres chacun portent des couches et risquent chaque jour un peu plus le prolapsus anal. Ils ferment les yeux devant le fait qu’elles auront toutes les peines du monde à retrouver un boulot normal, quand elles seront trop vieilles ou trop fatiguées, et qu’elles seront harcelées pour les deux prochaines décennies. »

Jeanne (féministe qui a lu tout Judith Butler) :

« Regarder du porno, c’est cautionner tout ce que cette industrie a d’inhumain et dégradant. A cause de lui, des millions de mecs n’arrivent même plus à honorer leurs copines parce que ce sont de vraies femmes, et pas des actrices. Avec les histoires érotiques, on ne fait de mal à personne – pas même à soi. »

L’OBS avec Rue89 Par Anne-Sophie Faivre Le Cadre, journaliste. Publié le 29/10/2016 à 17h25


La fotógrafa « porno » que huyó de los abusos sexuales de Turquía

Me mandó el artículo mi amigo Pedro y me tocó mucho la historia de esta fotógrafa. Algo de su razonamiento es parecido al mío y el lugar de la mujer en su país forma parte de los que me dan ganas de defender a las mujeres con el blog. Además su trabajo es muy bonito. Se trata de un erotismo delicado, original y a veces divertido. Eylül Aslan podría encontrarse obligada a regresar en su país… ¡Qué tontería y desgracia para ella!

Una joven fotógrafa turca explora en Berlín el universo visual femenino sin la censura ni los ataques que sufría en su país de origen.

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Eylül Aslan denuncia a la Policía turca por malos tratos.

La fotógrafa turca Eylül Aslan retrata la feminidad. Lo hace, sino en todos, en muchos de sus aspectos. Sus imágenes cuentan historias sobre su género cuando no retratan con una mirada juguetona o erótica el ser mujer. Vive en Berlín, pero nació en 1990 en el distrito de Kartal, al sureste de Estambul. Aslan no dejó de soñar en salir de allí hasta que aterrizó en suelo germano hace cuatro años.

“Hay muchas cosas malas en Turquía”, dice Aslan a EL ESPAÑOL en una de las primeras tardes frías de otoño que se viven en la capital germana. Sentada en la terraza de un bar del barrio de Neukölln, uno de los que más población turca y germano-turca alberga en Berlín, esta joven explica lo que ella llama su “estatus de refugiada artística”. “Turquía ha cambiado mucho, cuando era pequeña, las mujeres llevaban minifaldas y cosas así, pero esto ya no es así y la situación está empeorando, debido a los cambios políticos, la presión sobre mujeres como yo es cada vez mayor”, dice esta joven de ojos y pelo oscuros.

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Eylül Aslan lamenta que la presión sobre mujeres como es cada vez mayor.

Aslan reconoce que en Turquía nunca se sintió bien. Su aspecto es el de cualquier chica normal de una gran capital europea. Pero, según ella, su forma de vestir, sus pretensiones artísticas, su formación – es licenciada en Literatura francesa –, sumado a que viene de una familia liberal – su madre hizo carrera en el Partido Republicano del Pueblo (CHP), de la oposición al Partido de la Justicia y el Desarrollo (AKP) del presidente Recep Tayyip Erdogan –, resultan incompatibles con una vida normal. “La presión social me creó ansiedad, llegó un momento en que me daban ataques de pánico en espacios públicos, sobre todo”, afirma.

En Estambul, pese a vivir en un “buen barrio”, según describe dónde creció, acumuló experiencias traumáticas. “Me acosaron y atacaron sexualmente, a diario, hombres podían sentarse a mi lado allí donde estuviera sólo para mirarme, también los hubo que me siguieron durante horas”, recuerda Aslan con amargura.

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La fotógrafa turca Eylül Aslan retrata la feminidad.

“En una ocasión, durante el día, en una de las calles más abarrotadas de gente en Estambul, empezó a seguirme un hombre, que se mantuvo a unos cien metros de mí durante una hora, por eso fui a hablar con un policía, y le expliqué la situación”, recuerda. Pero fue peor pedir ayuda. Porque la respuesta del agente le causó un shock. “Me miró de arriba a abajo y me dijo: “Estás bastante buena, yo te seguiría también”. Yo me quedé pensando: “¡Das más miedo que el que me sigue!”. Aquello me dio tanto miedo que empecé a llorar. Y el policía se rió de mí. Tuve que ir al apartamento de una amiga hasta que el tipo que me seguía se hartó de esperar en la puerta y se fue”, lamenta todavía.

Estas situaciones le ha empujado a hacer fotografías. En 2006 su madre le regaló su cámara de fotos, una Nikon analógica con la que todavía trabaja. En su país, su obra era tan incomprendida que lo tachaban de “pornográfica”. Suele fotografiar cuerpos desnudos o partes del cuerpo femenino con ropa o sin ella, siempre buscando la reflexión del observador. Lo demuestra el contenido sus dos libros, Sauce llorón (2013) y Querida guarra (2015).

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La fotógrafa explica que sufría ataques de pánico por la presión social.

La incomprensión de su trabajo en su país parece perseguirla. “Aún recibo mensaje permanentemente de hombres turcos que me escriben: ¿Qué tipo de arte es éste? ¿Qué significa esta mierda?”, cuenta Aslan.

EROTISMO, NO PORNOGRAFÍA

Pese a vivir en una de las ciudades turcas con fama de ser de las más abiertas de Turquía, sobre Aslan pesó la censura social. “Imagina una sociedad en la que nadie te toma en serio, porque eres joven y mujer y haces fotos como las mías”, plantea.

“En Turquía no se vive en un ambiente saludable”, añade. Aslan se refiere con esas palabras a una sociedad turca que ha girado al conservadurismo en los últimos años en lo que al estilo de vida se refiere y a un régimen político cuya reciente evolución preocupa en Occidente por las continuadas violaciones de los derechos humanos.

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Cuenta que le acosaron y atacaron sexualmente, a diario.

“En Turquía, a los hombres se les enseña a pensar que pueden hacer lo que quieran con las mujeres, porque son una propiedad, esto lleva a que los hombres puedan hacer con las chicas lo que quieran”, expone. “Así que, cuando un tipo me ve por la calle un día de verano en el que hace calor y yo llevo un vestido de verano, él cree que yo soy una chica fácil, una guarra, alguien que probablemente no tenga una familia, por eso lee en mi vestido que se me puede tocar”, añade.

Éstos son los que creen que pueden eyacular viendo mi pierna fotografiada

A su entender, este tipo de hombres son los que confunden su trabajo artístico con pornografía. “Éstos son los que creen que pueden eyacular viendo mi pierna fotografiada, no necesitan mucho más”, señala.

UN PAÍS PELIGROSO

Aslan mira con inquietud la evolución política de su país. Tal es el miedo que le generan las noticias que le llegan de su país que le pidió recientemente a su madre, Hilal Dakuzan – responsable de asuntos para la mujer en el CHP –, que dejara la política. “Mi madre no se calla y, ahora mismo, en Turquía, si hablas, te meten en la cárcel y yo no quiero levantarme todos los días preocupada por si detienen o no a mi madre, no quiero que esté en peligro”, confiesa.

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Aslan ha llegado a Berlín con más fuerza para trabajar en el erotismo.

Su madre ha accedido a los deseos de su hija. No es la primera vez. Aslan ya consiguió, cuando era adolescente, que sus padres se mudaran a una zona más progresista y céntrica de Estambul, olvidando el muy conservador distrito de Kartal.

“En Turquía, uno se siente en peligro, da miedo estar allí”, señala Aslan. Si no es por los atentados, a los que según ella, “uno se acaba acostumbrando”, “participas en una manifestación, te detienen y nadie sabe nada, porque la policía hace lo que quiere”, agrega, antes de referirse a la situación de la libertad de prensa como un “horror”. Desde que tuviera lugar el golpe de Estado fallido del pasado 15 de julio, han sido encarcelados 119 periodistas en Turquía. Según Reporteros Sin Fronteras, desde ese día el número de medios de comunicación que han sido cerrados por orden del régimen supera el centenar.

Sin estar casado, no creo que me den el visado artístico, es muy difícil siendo ciudadana turca

Para poder quedarse en Berlín, se casó con un ciudadano europeo, circunstancia que le permite tener derecho a residir en suelo continental. Pero esta joven podría perder esa cómoda situación en breve. Se ha separado de su pareja y tiene pendiente divorciarse. “Sin estar casado, no creo que me den el visado artístico, es muy difícil siendo ciudadana turca”, comenta sobre su situación.

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La fotógrafa huyó del ambiente irrespirable.

Ella está convencida de que el despegue que está viviendo ahora su carrera no sería posible en Turquía. “Allí, yo sabía que, con todo el machismo que hay, nadie me tomaría en serio”, mantiene. “Allí me decían: « Tendrías que estar delante de la cámara, no detrás »”.

TINDER COMO FUENTE DE MODELOS

Con todo, fue en Turquía donde comenzó a realizar sus primeras imágenes. A menudo, el problema era encontrar modelos. “Empecé haciendo fotos de mi cuerpo y de mi prima, con quien compartía piso, mis amigas no querían aparecer, estaban preocupadas por salir en las fotos, Porque hay erotismo en ellas, hay una parte sexual”, cuenta. “Si se atrevían a aparecer siempre lo hacían ocultando su cara, no queríamos tener problemas con los hombres de nuestras vidas”, añade.

Mi idea era comprobar que la gente que acababas viendo a través de esta aplicación es totalmente diferente las fotos que exponen

A ella aún le llama su padre por teléfono preocupado porque, en los buscadores de Internet, el nombre de Eylül Aslan sigue vinculado a imágenes con cierto contenido erótico. “Yo le digo que no me busque por Internet, « ¡No me busques en Google! »”, se revuelve.

En Berlín, la carestía de modelos no parece ser un problema para esta inquieta fotógrafa. Su último proyecto, que está muy cerca de convertirse en una exposición y el que será su tercer libro, consiste en fotografías de hombres que ha encontrado a través de la aplicación de contactos y citas Tinder.

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En Turquía, dice la fotógrafa, uno se siente en peligro, da miedo estar allí.

“Mi idea era comprobar que la gente que acababas viendo a través de esta aplicación es totalmente diferente las fotos que exponen”, explica. Así, retrató hasta 25 hombres, aunque no exactamente su rostro. “Fotografié aquello que consideraban la parte más bonita y la más fea de su cuerpo, y también la que consideraban que era la parte más bonita y la más fea de mi cuerpo”, aclara.

Nos preocupamos mucho por lo que otros puedan pensar sobre qué es atractivo y qué no

“Qué ridículo es estar acomplejado por el aspecto físico, la consideración de belleza es algo totalmente arbitrario, nos preocupamos mucho por lo que otros puedan pensar sobre qué es atractivo y qué no en nuestro cuerpo, son las partes que un hombre puede considerar no atractivas de su cuerpo las que pueden parecer bonitas a una chica, o a un chico”, sostiene. “La belleza está en la persona que mira”, concluye.

End child marriage – The global goals