Citations – Correspondance

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L’amour est de toutes les passions la plus forte : elle attaque à la fois la tête, le cœur et le corps.

 Voltaire  in  Les pensées philosophiques (1862)


Pour la journée du baiser

« À quoi penses-tu ? Je pense au premier baiser que je te donnerai. »

Paul Eluard


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Moment calin – Phanhoria

« Le corps d’une femme s’épanouit sous les caresses.

Celles qui ne sont pas câlinées se fanent, se fripent, se dessèchent. »

Maurice Denuzière


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From Te debo un sueño.

« L’amour c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas »  

Jacques Lacan


Le 06 juillet est la  journée du baiser !

« Un baiser apaise la faim, la soif. On y dort. On y habite. On y oublie. »

Jacques Audiberti

 

« Un baiser légal ne vaut jamais un baiser volé. »

Guy de Maupassant


Journée de la femme

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Back to the 80’s – Thomas Depaepe

« Il y a beaucoup de femmes qu’on peut conquérir, mais il en est peu qu’on puisse dompter. »

Jean Louis Auguste Commerson 

 

 

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Reproduction d’une oeuvre tirée de l’album de Denis Boissier Fantasmes

« La tête sur mon oreiller, j’évoque l’image chérie de mon petit dieu.

Ma main caresse lentement tout mon corps qui frémit peu à peu.

Elle descend de mes seins à mes cuisses, s’égare un instant dans

la fourrure tiède puis elle glisse plus bas.

Sous une double caresse, une volupté infinie s’empare de mon être.

Je tremble de plaisir à présent car je t’évoque de toutes mes forces.

La jouissance est si forte que je me retiens pour ne pas crier. »

 


Extrait de Mademoiselle S – Lettres d’amour 1928-1930

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Lettre d’Henry Miller à Anaïs Nin

Ne compte plus me trouver sain d’esprit. Finissons-en avec la raison. Ce fut un mariage à Louveciennes, tu ne peux le nier. Je suis reparti avec des morceaux de toi collés sur ma peau ; je marche, je nage dans un océan de sang, de ton sang d’Andalouse, distillé et venimeux. Tout ce que je fais, ce que je dis, ce que je pense tourne autour de ce mariage. Je t’ai vue en maîtresse de maison, une Mauresque au visage épais, une négresse au corps blanc, des yeux sur tout le corps – femme, femme, femme. Je ne vois pas comment je pourrais continuer à vivre loin de toi – ces séparations sont désormais la mort. Qu’as-tu éprouvé lorsque Hugo est rentré ? Etais-je encore là ? Je ne peux pas t’imaginer te comportant avec lui comme tu l’as fait avec moi. Les jambes serrées. Fragilité. Doux consentement du traître. Docilité d’oiseau. Avec moi tu es devenue femme. J’en fus presque terrifié. Tu n’as pas trente ans – tu as mille ans.

Me voici de retour et la passion couve toujours, fumante comme du vin chaud. Non plus la passion de la chair, mais une faim de toi, une faim dévorante. Dans les journaux, je lis les articles sur les meurtres et les suicides et je les comprends parfaitement. Je me sens meurtrier, suicidaire. J’ai comme l’impression que c’est une honte de ne rien faire, de se contenter de passer le temps, de le prendre avec philosophie, d’être raisonnable. Où est le temps où les hommes se battaient, tuaient, mouraient pour un gant, pour un regard, etc. ? (Quelqu’un est en train de jouer cet air affreux de Madame Butterfly  – « Un jour il viendra » !)

Je t’entends encore chanter dans la cuisine – de ta voix légère, comme celle des Noirs, tu chantes une sorte de litanie cubaine monotone et sans harmonie. Je sais que tu es heureuse dans la cuisine et que le plat que tu prépares est le meilleur que nous ayons mangé ensemble. Je sais que tu t’es souvent brûlée la peau sans jamais te plaindre. J’éprouve la plus grande joie et la plus grande paix à être assis dans la salle à manger, tandis que tu t’agites autour de moi, dans ta robe digne de la déesse Indra, constellée de mille yeux.

Anaïs, je croyais t’aimer, avant ; ce n’était rien à côté de la certitude que j’en ai aujourd’hui. Etait-ce si merveilleux parce que c’était court et volé à la vie ? Nous jouions-nous la comédie l’un à l’autre, l’un pour l’autre ? Etais-je moins « moi », ou davantage « moi » ? Etais-tu moins ou plus « toi » ? Est-ce folie que de croire que ça pourrait continuer ? Quand et où commencerait la grisaille ? Je t’étudie tellement, afin de découvrir d’éventuels défauts, des points faibles, des zones dangereuses. Je n’en trouve pas – pas les moindres. Cela veut dire que je suis amoureux, aveugle, aveugle, aveugle. Etre aveugle à jamais. […]

Je sais que maintenant tu as les yeux grands ouverts. Il y a des choses auxquelles tu ne croiras jamais plus, des gestes que tu ne referas plus, des chagrins, des doutes que tu ne connaîtras plus. Blanche ferveur presque criminelle dans ta tendresse et dans ta cruauté. Pas de remords ni de vengeance, pas de chagrin ni de culpabilité. Seulement vivre, sans rien pour te sauvegarder de l’abîme si ce n’est un fol espoir, une joie à laquelle tu as goûté et que tu peux retrouver à volonté. […]

La vie et la littérature mêlées, l’amour comme dynamo, toi avec ton âme de caméléon, m’offrant mille sortes d’amour, toujours là, solide, quelle que soit la tempête que nous traversons, nous sentant partout chez nous. Poursuivant, chaque matin, la tâche là où nous l’avions laissée. Résurrection sur résurrection. Toi, prenant de plus en plus d’assurance et menant la vie riche que tu désires ; et plus tu prends de l’assurance, plus que tu me veux, plus tu as besoin de moi. Ta voix devient plus rauque, plus profonde, tes yeux plus noirs, ton sang plus épais, ton corps plus plein. Une servilité voluptueuse, une nécessité tyrannique. Plus cruelle que jamais – consciemment, délibérément cruelle. Le plaisir sans fin de l’expérience.

H. V. M.

 


Lettre de Karl Marx à Jenny Marx

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« Ne pouvant utiliser mes lèvres pour t’embrasser, je le fais avec ma langue et mes paroles.

 


 Guillaume Apollinaire à Lou 

 

 

« […] Oui, ma Lou, tu es ma Lou à moi, ma chose vivante que j’aime infiniment, mon bijou précieux, ma petite perle ronde comme ton derrière, comme tes deux petits seins infiniment jolis et si joliment fleuris de deux roses sans épines. Tu te donnes toute et je te prends toute comme tu te donnes ma toute chérie, oui, nous sommes ensemble pour toujours oui, tu m’as tout dit, et tu es si à moi et si en moi que tu devines tout de moi.[…] »

Guillaume Apollinaire

 

 

 


 

 

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Lettre de Paul Eluard à Gala 
Ma belle Gala, mon trésor merveilleux de chair et d’esprit, je mène une assez triste vie sans toi. Mes seuls délices sont de regarder sans cesse tes photos nues, où tes seins si doux à manger, où ton ventre se respire et je te le lèche et le mange, ton sexe est tout ouvert sur mon visage entier, puis mon sexe y pénètre tout entier et je tiens tes fesses qui bougent merveilleusement, comme le printemps. Tu as les plus beaux yeux du monde, je t’aime, tu prends mon sexe avec la main, tu as les jambes écartées, ton corps se creuse doucement, tu me branles furieusement, j’écrase tes seins, tes cheveux, et soudain tu as la main pleine de sperme et tu es forte et sûre de mon pouvoir sur toi, de ton pouvoir sur moi, sur Tout. 


 

 

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Extase – Phanhoria

Lettre de René Char à Marie-Claude Char

Oui, Amour, toucher la plus douce nappe d’air, hier amont de Vaucluse, c’était te dénuder, se jeter sur toi, et n’être plus qu’une forme heureuse dans l’espace, comme sur la terre de sable qui nous accueillait. […] Je me porte vers ton corps toujours prêt à s’ouvrir, ton visage, ta parole, ton rire quand ma bouche clôt ta bouche… ma source chérie, ta nuit tant cherchée et désirée. […]